Un classement ne vaut que par sa méthode. Voici la nôtre, en entier, y compris ce qu'elle ne couvre pas.

Il n'y a pas une grille mais cinq, une par type de fiche. Une agence ne se juge pas comme une école. Chaque grille répartit ses critères en familles, chaque famille pèse un pourcentage, et le total fait cent.

Une famille obligatoire par type

C'est la règle qui décide le plus, et c'est celle qu'on voit le moins ailleurs. Dans chaque grille, une famille porte le jugement, et sans elle il n'y a pas de classement possible.

Pour une agence, un expert ou une école, cette famille est celle des avis. Pour un organisme de formation, celle des résultats. Pour un logiciel, la satisfaction de ses utilisateurs.

Une fiche dont cette famille n'a pas pu être mesurée reste visible, suivie et tenue à jour. Elle n'entre pas dans le classement, et sa page le dit. Ce n'est pas une sanction : c'est l'aveu que nous ne savons pas répondre.

La raison est simple. Ce qu'une entreprise publie sur son propre site dit ce qu'elle vend, pas ce qu'elle vaut. Un éditeur qui affiche ses tarifs, sa page RGPD et sa documentation d'API est transparent ; cela ne dit rien de la qualité de son produit. Les deux places de marché qui font autorité s'en tiennent à la même ligne : G2 ne place aucun produit sur sa grille sans avis, et chez Clutch les avis vérifiés pèsent la moitié de la capacité à livrer.

Ce qui pèse le plus, par type

Pour une agence, la réputation et l'expertise comptent pour la moitié de la note à elles deux. Réputation à 25 % : la note Google lissée, le volume d'avis, leur fraîcheur, le taux de réponse du dirigeant, et quatre thèmes extraits des avis eux-mêmes (délais, communication, qualité, résultat). Expertise à 25 % : certifications, clients nommés, expertises annoncées, outils maîtrisés, profondeur du site, mentions légales. Le reste se partage entre le comportement commercial à 20 %, la solidité financière et sociale à 15 %, la traction à 15 %.

Pour une école, l'insertion pèse 30 % : emploi à 6, 12 et 30 mois, emploi stable, salaires. Puis la reconnaissance à 20 %, la sélectivité à 15 %, les avis à 15 %, la réussite et le coût à 10 % chacun. Les chiffres viennent de quatre bases publiques du ministère, choisies selon le niveau d'études : InserSup pour l'université, InserJeunes pour les BTS, Parcoursup et MonMaster pour la sélectivité.

Pour un organisme de formation, ce sont les résultats qui dominent à 25 %, suivis du contenu à 20 %, puis à égalité la certification, l'organisme lui-même et les avis à 15 %, et le prix à 10 %.

Pour un logiciel, la satisfaction pèse 40 % : note lissée, volume d'avis, et ce que le texte des avis dit de la qualité du produit et du suivi. Puis le produit à 25 % (intégrations listées, API publique documentée, profondeur du site), la transparence à 15 % (tarif public, prix de départ, plan gratuit, essai), la conformité à 10 % (page RGPD, accord de traitement des données, hébergement dans l'Union, certifications) et l'éditeur à 10 %.

Pour un expert, les avis pèsent 35 %, les preuves apportées par son site 30 %, son statut au registre 20 %, sa transparence 15 %.

Les portes éliminatoires

Certaines conditions ne se compensent pas. Une agence dont l'immatriculation n'est plus active ne figure dans aucun classement, quelle que soit sa note par ailleurs. Une agence en liquidation judiciaire non plus. Même règle pour les organismes de formation et pour les experts.

Pour un logiciel, la porte est plus simple : si son site ne répond pas, il sort.

Les écoles n'ont pas de porte éliminatoire. Leurs données viennent des enquêtes du ministère, pas d'un registre d'entreprise.

Un critère non mesuré n'est jamais compté zéro

C'est le point qui change tout, et c'est celui qu'on oublie le plus souvent de regarder ailleurs.

Quand nous ne parvenons pas à mesurer un critère, nous l'excluons du calcul au lieu de lui donner zéro. Une agence sans avis Google n'est pas pénalisée pour ça : sa note se calcule sur les critères disponibles.

En contrepartie, chaque fiche affiche sa couverture. C'est la part des critères réellement mesurés.

TypeFiches notéesCouverture moyenneAmplitude
Agences80962 %6 à 100 %
Formations59565 %31 à 100 %
Experts56068 %0 à 100 %
Logiciels44853 %0 à 91 %
Écoles39672 %55 à 100 %

Chiffres relevés le 17 septembre 2026, sur la dernière note de chaque fiche.

Une note à 78 sur 100 avec 30 % de couverture ne vaut pas une note à 72 avec 90 %. La première repose sur trois mesures, la seconde sur vingt. Les deux chiffres sont affichés côte à côte sur chaque fiche, et nous n'en cachons aucun.

En dessous d'un certain seuil de couverture, la fiche reste visible mais sort du classement : suivie, notée, non classée.

Une grille ne déclare que ce qu'elle relève

Nous avons longtemps laissé dans les grilles des critères que nous comptions mesurer un jour : le délai de réponse à un client mystère, l'écart du devis à la médiane, le tarif journalier d'un consultant, sa disponibilité. Nous les affichions comme des trous à combler, par honnêteté.

C'était une erreur de méthode, et elle se voyait au chiffre. Ces critères déclarés et vides retiraient mécaniquement de la couverture à tout le monde : huit points pour chaque agence, quarante-trois pour chaque expert. Un consultant parfaitement mesuré plafonnait ainsi à 57 % de couverture, sous le seuil de classement. Le classement des experts était donc mathématiquement impossible, et une seule fiche sur soixante et une y figurait.

Nous avons retiré ces critères des grilles. Ils n'ont pas disparu pour autant : ils sont listés plus bas et sur la page méthodologie, là où ils appartiennent, parmi ce que nous ne mesurons pas encore.

Les valeurs sont comparées, pas jugées

Nous ne fixons pas de barème absolu. Nous ne décrétons pas qu'une agence de six ans mérite 12 points sur 20 d'ancienneté.

Chaque valeur est convertie en percentile à l'intérieur de sa catégorie. Une agence est comparée aux autres agences du même classement, pas à un idéal. Cela veut dire qu'une note évolue quand le classement s'étoffe, même si l'entreprise n'a pas bougé. C'est voulu : nous mesurons une position dans un marché, pas une valeur intrinsèque.

Les notes d'avis reçoivent en plus un lissage : cinq étoiles sur trois avis ne passent pas devant 4,5 sur six cents.

Ce que la grille ne mesure pas

Elle ne dit rien de la qualité du travail livré, du respect des délais, ni de ce qui se passe six mois après la mise en production. Ces choses-là ne se lisent ni sur un site ni dans un registre. Elles demandent d'appeler des clients, un par un. Nous ne l'avons pas encore fait.

Elle ne dit rien non plus de la pédagogie d'un organisme de formation, ni du code produit par une agence.

Et voici, nommément, ce que nous voudrions mesurer et ne mesurons pas :

  • Le comportement face à une vraie demande : délai de réponse, qualité du devis, écart à la médiane. Cela suppose un client mystère, prévu et non en place.
  • Pour un expert : le tarif journalier réel, le délai de réponse, la disponibilité annoncée.
  • Pour un logiciel : notre propre test d'usage, la disponibilité publiée, le coût total à douze mois, la portabilité des données.
  • Pour les logiciels toujours : les avis que nous lisons viennent de Trustpilot, dont le public est plus large que le seul acheteur professionnel. G2 et Capterra, plus spécialisés, n'ouvrent ni leurs pages ni leurs données.

Nous préférons publier ces trous plutôt que de laisser croire qu'un score sur 100 résume un prestataire. Il ne le fait pas. Il classe ce qui est vérifiable publiquement, à une date donnée, et cette date figure sur chaque mesure.

Où regarder

Chaque fiche détaille ses critères un par un, avec la valeur relevée, la source et la date. La méthodologie reprend le calcul et les cadences de collecte.

Si un chiffre vous paraît faux, dites-nous lequel et pourquoi. Nous revérifions la source. Un chiffre faux est corrigé, un chiffre exact reste, même s'il ne vous arrange pas.